Scara - Coopérative agricole céréalière Aube

POINT APPROVISIONNEMENT :

La campagne de printemps s’ouvre dans un contexte à la fois maîtrisé sur le terrain et incertain à plus long terme. Tour d’horizon des actualités et des enjeux à suivre.

🌱 SEMENCES : des semis décalés mais finalisés

Les semis de printemps viennent de s’achever, avec un léger décalage lié aux conditions météorologiques. Malgré ces ajustements, les implantations ont pu être réalisées dans de bonnes conditions.


L’Orientation Variétale d’Été, diffusée fin mars, intègrera des nouveautés en intercultures, notamment des propositions de mélanges techniques, pour répondre aux besoins de chaque exploitation.

🌿PRODUITS SANTÉ VÉGÉTALE : cap sur le réapprovisionnement


La période de commandes de produits de santé végétale est désormais terminée.
Nous entrons dans une phase de réapprovisionnement, qui ne présente pas de tension majeure à ce stade.


Toutefois, la météo jouera un rôle clé dans les semaines à venir :
➡️ en cas de pression sanitaire, les besoins pourraient être rapides et importants,
➡️ impliquant un réapprovisionnement dynamique.


Les équipes restent mobilisées pour accompagner au mieux les exploitations dans cette phase.

🧪 ENGRAIS : le MACF, une pression durable sur les coûts


Entré en vigueur au 1er janvier, le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) s’applique désormais pleinement aux engrais.


Son calcul repose sur :

  • les émissions de CO₂ liées à la production,
  • corrigées des quotas carbone gratuits,
  • puis indexées sur le prix du carbone européen.


À ce jour, aucune évolution favorable n’est intervenue : ni suspension, ni compensation, ni ajustement à l’échelle nationale.


👉 Concrètement, cette “taxe carbone” a déjà été intégrée par l’ensemble du marché (fabricants, traders, importateurs), impactant directement les prix payés par les agriculteurs.


Quel impact ?

  • En 2026 : entre 45 € et 191 € / tonne, soit jusqu’à +53 % selon les origines.
  • À horizon 2034  pourrait atteindre 250 € / tonne.

🌍 Contexte international : une nouvelle source d’incertitude

Le conflit au Moyen-Orient vient ajouter une couche d’instabilité.


Les tensions récentes ont déjà entraîné :

  • des perturbations sur certaines unités de gaz naturel liquéfié,
  • des arrêts ponctuels de production d’urée.


Si la majorité des sites restent opérationnels, la durée du conflit sera déterminante.
Le gaz étant un intrant clé pour la production d’azote, les marchés restent extrêmement sensibles.


À court terme, la situation est sous contrôle :

  • ✅ commandes adhérents honorées,
  • ✅ campagne actuelle couverte à 100 %,
  • ✅ livraisons globalement fluides malgré une forte activité,
  • ✅ silos correctement réapprovisionnés.


En revanche, les signaux pour la prochaine campagne sont plus préoccupants :

  • hausse rapide des prix (ex : +50 €/t en une semaine départ Rouen),
  • forte volatilité liée aux marchés de l’énergie,
  • risque de tensions d’approvisionnement.


👉 Dans ce contexte, la stratégie reste claire :
prendre le temps d’observer, sécuriser au bon moment et rester attentif aux évolutions géopolitiques et énergétiques.